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vendredi 11 décembre 2009

Le Bélisaire

Franchie la porte d'entrée, vous voilà retrouvés dans une faille temporelle à mi-chemin des trente glorieuses et de l'époque d'après-guerre. Le Bélisaire, situé dans le XVe, se veut un peu comme un lieu secret, implanté à l'écart de la très commerçante rue de la Convention. La façade rouge et l'intérieur rustique, tamisé et meublé comme dans l'ancien temps, assurent un petit côté rétro très agréable et une ambiance des plus conviviales. Le personnel est accueillant et sympathique. Niveau menus : trois formules. Entrée/Plat/Dessert pour 32 euros ou Entrée/Plat ; Plat/Dessert pour 28. Vous aurez un large choix pour le vin et bien sûr du pain à volonté. Le repas du midi est assurément moins cher (et moins bruyant).
Les ravioles à la sauce langoustine sur jeune de poireaux aux homards fondent sous le palais de la bouche ! Les cuisiniers, créatifs et amoureux de leur métier, amènent une certaine fraîcheur dans la composition des assiettes, sans aller jusqu'à être tape-à-l'oeil. Le cabillaud cuit à la vapeur d'algue avec son accompagnement d'oignons et de poires ravira les amateurs de sucré-salé. Un mélange étonnant qui peut faire tiquer mais qui se marie finalement très bien. Pour les papis gâteaux, vous aurait le droit à des salés bretons en dessert avec son coulis de framboise ou encore à un moelleux au chocolat avec son sorbet. Rien de très original certes, mais servis impeccablement dans une belle décoration peaufinée. De plus, ce est qui appréciable dans ce restaurant, c'est le changement continuel des menus selon si vous y êtes au déjeuner ou au dîner. Ainsi, cette belle présentation, ce travail bien fait et le rapport qualité-prix confortent l'idée selon laquelle ce sont toujours dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Et que ce sont bien souvent les restaurant les plus retirés des artères parisiennes qui doivent attirer l'attention.

Nom : Le Bélisaire
Accès : 2 rue Marmontel M° Convention (ligne 12) dans le XVe. Du Lundi au vendredi de 12 à 14 et du lundi au samedi à partir de 20h.

vendredi 4 décembre 2009

Dans l'appart III



Amateur de sculpture, de laque sur plaque vernis, de photographies en noir & blanc et de peintures, cette exposition artistique multi-disciplinaire vous tend ses bras le samedi 5 et dimanche 6 décembre de 14 à 20h en face des Tuileries. Cet appart III regroupe le travail de quatre grands artistes au devenir très prometteur, quatre grands artistes qui exposent leurs intimités et leurs univers. Respectivement, les voici :

- Benjamin Georgeaud
- Cristelle La Bloas
- Julien Horon
- et ma très tendre amie Beth Anna Hynum

Pour ceux qui n'auront pas la chance d'assister à cet évènement, je vous offre cette petite galerie de quelques peintures présentes sur place de Beth Anna. Pour reprendre certains termes de la biographie que je lui ai consacré (http://cheztom-tom.blogspot.com/2009/10/biographie-sur-beth-anna-hynum.html), la Femme prend à travers ses toiles et sous sa gouache des apparences de sirènes éperdues qui, derrière des contours glacials et des ombres ténébreuses, réussissent à procurer une sensation de chaleur enivrante. Les femmes sont dans le secret et dominent le monde, à travers leur jeux de regard qui nous interrogent sur leurs expériences.
On voit bien que Beth Anna aime construire un paradoxe pictural où la couleur n'est jamais ce qu'elle semble être. Ainsi, le violet ne se verra pas comme une couleur d'initiation au sens ésotérique du terme. Elle sera une couleur perturbante qui dénonce la douleur, le cri, les déchirures de l'âme et la pénitence.
A contrario, le noir est illuminé d'un sombre bleu délivrant un séraphin dont les ailes auraient brûlées... un clair-obscur symbolique qui n'est pas sans rappelé les oeuvres du peintre Eugène Carrière, adoucissant et tempérant les formes pour faire ressortir le corps et le visage.
Le choix d'une telle anthologie conforte l'idée selon laquelle la jeune femme réserve encore bien des surprises et ne pose aucune barrières et limites à la profusion de son imagination.
Son travail, propre, lisse, fastidieux, touchant, érotique et délicat, interpelle à tous les égards.

Nom : Dans l'appart III
Tarif : Gratuit
Accès : 244 rue de Rivoli M° Tuileries/Concorde (ligne 1) Ouverture : samedi 5 et dimanche 6 décembre de 14 à 20h. Sonnez "Antoine Bassot".

mercredi 2 septembre 2009

Si Paris m'était conté !

Le Louvre des Antiquaires accueille depuis aujourd'hui une exposition de clichés en noir & blanc de Charles Marville sur le Paris méconnu de 1850 à 1880 environ.
Voici un extrait de la brochure de présentation :

"Sans les photos de Charles Marville, il serait difficile aujourd’hui d’imaginer ce qu’était Paris avant 1850. Elles montrent que le coeur de la capitale ressemblait alors à un noeud de ruelles sinueuses, mal éclairées et insalubres, surpeuplées et misérables. Sous l’impulsion de Napoléon III et de son préfet le baron Haussmann, 120.000 logements vétustes sont détruits, remplacés par 320.000 appartements neufs représentant 34.000 immeubles qui bordent 300 kilomètres de voies nouvelles. C’est alors que naît le bâtiment de l’Hôtel du Louvre qui abrite aujourd’hui le Louvre des Antiquaires".

Effectivement, la galerie nous montre le 1er arrondissement tel qu'il fut il y a un siècle et demi ! Les photographies sont impeccables (scannées bien évidemment, on aura le droit à aucun original) et on a du mal à croire qu'on assiste devant nos yeux à des clichés qui remontent à si longtemps. Inespéré ! L'on pourra en revanche reprocher à l'exposition de ne se concentrer que sur un quartier en particulier, et de ne proposer de voir que les décors et non la foule présente sur les lieux...

Une belle et charmante exposition, mais avec un petit goût de frustration... D'autant plus qu'il est interdit de prendre des photos. Alors profitez de mon insolence pour admirer ces quelques clichés que j'ai néanmoins réussi à prendre avant que l'on me fasse la remarque.

Nom : Exposition Paris Charles Marville
Lieu : Louvres des Antiquaires, 2 place du Palais Royal dans le 1er (M° Palais royal-musée du Louvre, ligne 7)
Date : jusqu'au 27 septembre, de 11h à 19h du mardi au dimanche

Rue coquillère
Rue Croix des petits champs (anciennement rue Neuve des petits champs)
Église Saint Eustache

mardi 23 juin 2009

Musée Rodin, entre art et romantisme

Le musée Rodin est un petit havre de paix, dissimulé derrière les Invalides, où se côtoient l'art de du grand Rodin, assorti d'un petit jardin romantique fait de rosiers et d'une belle fontaine. Le musée permet surtout de rendre hommage dans un magnifique pavillon d'époque, à l'un des plus grands sculpteurs du XIXe siècle (et français de surcroît) et à l'une de ses maîtresses : la talentueuse Camille Claudel. Voici une petite palette de ses scultpures des plus connus.
Le scandale de l'Âge d'airain
Première tempête dans une carrière jusque-là fort banale : L'Âge d'airain. Rodin met dix-huit mois à réaliser cette statue frémissante de vie dont il attend, enfin, une reconnaissance officielle. Si, lors de son exposition à Bruxelles en 1877, cette oeuvre "réaliste" déconcerte les critiques, quelques mois plus tard à Paris, elle est accusée d'avoir été moulée sur nature. Il s'agit d'une pratique courante dans les ateliers de sculpteur qui consistait à prendre l'empreinte du corps d'un modèle.
Pour Rodin, le coup est très dur. Découragé, sali malgré les preuves multiples et irréfutables de sa bonne foi, à trente-sept ans, il doit retourner travailler anonymement.
Après trois de lutte, une pétition signée par des personnalités du monde des arts met fin à cette vaine politique : en 1880, L'Âge d'airain est acheté par l'Etat. A quarante ans, Rodin entame enfin une carrière de sculpteur.
Le modèle choisi est un soldat belge de vingt-neuf ans, Auguste Neyt, représenté devout, pétri de souffrance et de rêve. Cette statue est un fervent hommage aux maîtres de la Renaissance italienne (car modelé subtil en profondeur, muscle par muscle).
Pour la présentation au grand public du Balzac , au Salon annuel de 1898, Rodin a voulu exposer en regard - peut-être pour atténuer les critiques - un agrandissement en marbre du Baiser. Le groupe est couvert d'éloges.
Ce couple enlacé évoque le pur bonheur de la passion amoureuse.
De tout l'oeuvre de Rodin, la sculpture la plus célèbre est sans doute celle-ci. Première figure à être modelé pour la Porte de l'Enfer, Le Penseur est exposé dès 1888 dans sa taille originale de 71,5 cm de hauteur, puis agrandi à ses dimensions monumentales en 1902 et offert par souscription à l'Etat. Son inauguration devant le Panthéon en avril 1906 dans un climat de crise politique et sociale en fait un symbole socialiste avant qu'il ne soit transporté en 1923, avec son socle, dans les jardins de l'hôtel Biron.
La concentration et la tension de ce penser, que sa nudité rend universel, imposent cette oeuvre comme un symbole d'espoir et de foi en l'homme.

Pour en savoir plus sur les autres sculptures non moins magnifiques et l'histoire du jardin et de l'hôtel Biron, je vous invite à vous rendre directement sur place pour une belle petite ballade.

Nom : Musée Rodin
Tarif : Gratuit pour les - de 25 ans ressortissant de l'U.E. Le cas échéant, comptez entre 5 et 10 euros pour faire le tour.
Accès : 79 rue de VarenneVarenne (ligne 13) Ouverture : du mardi au dimanche de 9h30 à 17h45 (horaires d'été), fermeture du parc à 18h45. De 9h30 à 16h45 (horaires d'hiver), fermeture du parc à 17h.

dimanche 21 juin 2009

Exposition "Breaths"

Communiqué de presse
L'exposition "Breaths" invite les spectateurs à pénétrer dans un espace où la pénombre se confonde avec le rêve. Cette série de peintures (dont vous voyez ici deux échantillons) nous présente des bribes de corps surgissant de l'obscurité. Le seuil de la galerie franchi, on devient voyeur autorisé, invité à se laisser ensorceler par les charmantes inquiétudes de l'inconnu. Le spectateur plonge dans l'atmosphère humide des abysses marins où les figures représentées sont embrumées de vapeurs, où les soupirs d'apaisement sont presque audibles.
Dans sa démarche, Anna Beth Hynum s'interroge sur l'espace qu'occupe le corps humain ; elle peint les morphologies comme formes pures en abordant la peinture figurative essentiellement par l'expression du corps. Pour la série de peinture "Breaths", elle met en avant pour ses figures qui s'extirpent de l'ombre, le mouvement et la couleur.
Elle souligne la douceur de la chair comme le ferait la main d'un amant à la recherche des courbes de l'autre, caressant la toile de son pinceau avec la délicatesse d'une goutte d'eau roulant sur le corps. La maîtrise des couleurs ? un prisme de cristal !
Dans la subtilité des scènes dégagées dans ses peintures, Anna nous évoquent "mille désirs rôdeurs" (Maupassant) ; des véritables nuits suaves qui évoquent un cocon délicieux. Les lignes de chair fuyantes que poursuit l'oeil du spectateur continuent à perte de vue...
Cette exposition, qui succède au récent Corps végétal il y a deux semaines (de la même artiste), est à mes yeux un magnifique enchaînement visuel sur la représentation du corps. D'un côté, nous avions le corps enchevêtré dans les racines végétales comme appartenant à un tout indissociable de beauté naturelle. De l'autre, nous avons ici le corps dans ce qu'il y a de plus inavouable et de plus secret. Par un jeu de couleur variant du bleu au noir, en passant par des tons chaleureux (rouge-orange-jaune), Beth Anna Hynum a su décliner, dans ce qu'il y a de plus personnel, la représentation graphique d'un corps terriblement pétrifié dans son obscur mais néanmoins rassurante nudité. L'exposition débute sur un visage (nous sommes observés) puis passe sur un dos anonyme, mélancolique, charnel, pour ensuite s'achever sur un ange et le sexe d'une femme : deux symboles qui n'est pas sans rappeler une icône où la position de la femme ne serait que l'intermédiaire entre l'homme et Dieu ? Ses toiles, qui pour certaines laissent rêveurs, invitent donc à prendre conscience de la valeur inestimable d'une douce caresse sur un corps nu, où le contact de la peau sur une autre peau est synonyme d'érotisation d'un moment privilégié...

En bonus, le lien de l'artiste :
http://www.takeholdoflife.com

jeudi 14 mai 2009

Nabuchodonosor

Situé près du pont de l'Alma, ce restaurant (bien caché !) invite à passer une agréable soirée avec ses tons couleurs jazz et son ambiance feutré. Pas de musiques d'ambiance hélas mais comblé par un service impeccable. Les plats sont très divers, délicieux mais il faudra néanmoins débourser un minimum pour se faire plaisir.
Concentré de langoustines, civet de lottes avec sa fondue de poireaux (..) pour les salés ; ananas rôti au rhum, poire cannellée au vin chaud (..) pour les plus sucrés. C'est fin, pas très copieux et ça fond dans la bouche. Le restaurant est propre et les tables sont très minutieusement dressées (drapés des serviettes, une argenterie pour chaque plat). En bref, Nabuchodonosor constitue le parfait rendez-vous de midi pour les hommes d'affaires. Pour les autres, ils auront la Tour Eiffel à deux pas pour se balader et terminer la soirée en beauté. Histoire de brûler les quelques calories superflues par exemple :-)
Budget : 50-70 euros
Horaires : De 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h.
Adresse : 6, avenue Bosquet (VIIeme) M° Alma Marceau / Pont de l'Alma (Ligne 9, RER C)
Téléphone : 01 45 56 97 26
http://www.nabuchodonosor.net/

vendredi 3 avril 2009

Stohrer

Envie d'une petite douceur après un repas ? Pour peu que vous trainez dans le 1er ou 2ème arrondissement, n'attendez plus et faites un passage chez Stohrer ! La boutique possède une réelle histoire (la pâtissier fut celui de l'épouse de Louis XV, la reine Leszczynska). A travers tout un savoir-faire qui reprend des anciennces recettes, Stohrer se targue de faire l'un des meilleurs éclairs au chocolat de tout Paris, moyenant 3 euros.
Salé, sucré, viennoiseries en tout genre... Dans un cadre petit mais magnifique... Chez Stohrer, si la raison ne nous en empêchait pas, on dépenserait sans compter !
Par ici la petit clé de ce paradis => 51 rue Montorgueil, arrêt Sentier (ligne 3) ou Etienne Marcel (ligne 4).

dimanche 31 août 2008

Musée Grévin

Ahh le célèbre musée Grévin, ces statues de cire, son ambiance pseudo-cannoise... Le musée Grévin, c'est le plaisir d'assister au palais des mirages vieux de près d'un siècle, inauguré à l'occasion de l'exposition universelle. Le musée Grévin, c'est aussi la chance de pouvoir voir un petit historique des périodes et personnages marquants de l'histoire de France. De la période impressioniste nous sommes propulsés jusqu'au Moyen Age (les petits cartels qui font les légendes sont agréables bien que trop peu détaillés à mon goût). Mais le musée Grévin, c'est surtout le musée où l'on se rend pour se divertir, s'amuser, poser avec les statues comme si nous avions réellement cotoyer les stars de près. Laurie, Bruce Willis, Mimie Mathy, Gérard Jugnot...vous aurez tous le gratin et même plus : les sportifs (Parker, Mauresmo...), les top models (Naomi), les artistes (Picasso) et les chefs d'Etat (Mr.Sarkozy, Mohammed VI...). Les statues sont plus vraies que nature (on reste bouche bée devant Henri Salvador) et si le spectateur a de la chance, il pourra même rencontrer de très agréables surprises comme des acteurs qui jouent des statues. On ne sait plus du coup qui est qui et la visite dans le musée se transforme vite en paranoïa. Ainsi, si vous croisez une bécassine qui bouge, un mime hilarant, un Van Gogh ressucité ou encore une Mary Poppins, jouez le jeu ! Chaque pièce est exposée selon une mise en scène personnalisée, accompagnée pour chacune d'entre elle d'une petite musique d'ambiance. Le musée (qui s'étend sur près de trois niveaux) amène une visite d'une heure environ pour celui qui prendra son temps et donnera le sourire du visiteur venu ici pour se distraire et rire de quelque des situations. Dépassé un billet au tarif légèrement cher (que l'on comprendra très vite au vu du travail acharné qu'il a fallu pour donner vie à ces 260 statues), le musée Grévin reste néanmoins un incontournable parisien.
Nom : Musée Grévin
Tarif : 19,50 euros pour les adultes, 16,50 pour les senors et étudiants et 12 euros pour les enfants
Accès : 10 boulevard Montmartre M° Grands Boulevards (ligne 9) Ouverture : tous les jours de 10h00 à 18h00

samedi 30 août 2008

Planet sushi café

Planet sushi, ou comment créer un concept génial dans un décor tape-à-l'oeil. Bon d'accord, les sushis c'est bon, c'est diététique, c'est sain. Mais pourquoi créer ici une ambiance kitchissime et mélanger de la nourriture japonaise avec des chaises roses bonbons, des murs blanc neige et des lustres pseudo-branchés ? J'avoue que le choix des couleurs me dépasse un peu et se repèrent à des kilomètres !
Passé le décor dégueulasse, le bar/restaurant possède une longue liste de boissons/cocktails divins et vraiment pas chers : => 4.5/5 euros n'importe quel cocktail en plein Happy Hour ! Et le bar se situant dans la rue Montorgueil (entre autre car il en existe d'autre dans la capitale), on ne doit rien se refuser :-) !
Un bar flop dans sa forme mais top dans son fond ; de bonnes boissons pas chères dans un cadre très agréable, que demande le peuple ?
Prochaine étape =>le restaurant !
Budget : 5 euros en moyenne pour les boissons en Happy hour (9/10 euros en temps normal)
Horaires : Rendez vous-y sur place ! :-)
Adresse : 55, rue Montorgueil (IIeme) M° Sentier (Ligne 3)
Téléphone : 01 40 13 10 10

lundi 16 juin 2008

Nuits de feux 2008

Tous les deux ans a lieu au château de Chantilly l'un des plus somptueux feu d'artifice au monde ! Pendant près de deux heures, on est transporté vers une autre dimension : celle des effets pyrotechniques du tonnerre de Dieu. A travers une compétition, des artistes du monde entier se tiennent tête et exposent leurs ballets de feu d'artifice sous fond de musiques (allant du classique au moderne). C'est beau, explosif et on reste bouche bée devant tant de magie et surtout devant tant de talent. Malgré des résonances qui déchirent les tympans, et une musique beaucoup trop forte à mon goût, l'époque du château est ressuscitée le temps de trois nuits d'exception. Les pauses-entractes nous sont servis par une séquence "laser" des plus reposantes et psychédéliques. Oubliez les commentaires vaseux des présentateurs, et l'endroit quelque peu inconfortable pour peu que vous ayez pris une place hors tribunes, et vous passerez une soirée des plus oniriques. Rien de tel pour inaugurer le début de l'été et des vacances !

dimanche 8 juin 2008

Matteo et Paola

Dans la sympathique (mais non moins chic) rue du Cherche midi, se trouve ce petit resto-brunch. Il n'y a pas beaucoup de place (elles se trouvent toutes sur la photo) mais il y a une terrasse, et l'accueil y est chaleureux et reposant. Et surtout, les prix ne sont pas inaccessibles. Moi qui prend d'habitude une tortilla espagnole avec sa salade, un thé et un ananas comme dessert, vous vous en sortirez entre 12 et 15 euros. Pour vous mesdames, de quoi se lâcher un peu plus dans votre shopping l'après-midi le ventre léger.
Budget : 15-30 euros
Horaires : De 8h à 12h et de 14h30 à 19h30.
Adresse : 20, rue du Cherche Midi (VIeme) M° Sèvres Babylone (Ligne 12, 10)
Téléphone : 01 45 49 33 64

mercredi 4 juin 2008

Incredibly incroyable - critique -

C'était hier soir au POINT VIRGULE rue Sainte croix de la Bretonnerie. Un one man show d'un comédien nommé Bertrand Brossard. Une pièce exclusivement en anglais.
Malgré mes compétences très limitées dans la langue de Shakespeare, il faut souligner que la pièce est très compréhensible. Et ça, c'est un bon point dans la balance ! L'anglophobe de base se retrouvera sans trop de problème pour peu qu'il ait un niveau lycée. On rit quand il faut rire (pas d'humour british, rassurez vous), même si on a du mal à voir le lien entre les sketchs.
D'après ce que j'ai pu comprendre, le comédien relate les évènements décisifs du vingtième siècle en les parodiant au côté de Dieu lui-même. Les nazis, la guerre froide, les artistes les plus connus (Marcel Marceau) : tout y passe. Faisant parfois interagir le spectateur, Brossard campe une pêche d'enfer et enchaîne bruitages sur bruitages avec une force inépuisable. Qui plus est quand il les réalise de façon assez réaliste !
Voici donc une petite pièce agréable, sympathoche, où l'on rit bien, et où l'acteur nous fait communiquer intelligemment son humour caustique, tout en faisant rompre les barrières (à priori insurmontables) de la langue en employant des mots et des tournures simples. Enjoy !

mercredi 14 mai 2008

Open bed - critique -

Bonne surprise que ce Open Bed ! Pendant 1H30, nous suivons le parcours de 2 couples et autres personnages autour d'un lit, et d'un bar. La pièce mélange théâtre pur et comédie musicale. Les passages musicaux sont très réussis, les acteurs s'en donnent à coeur joie, et nous aussi. On tenterait même de les rejoindre sur scène pour s'éclater avec eux! Si on creuse un peu en profondeur (bien que la pièce est à prendre au 2nd degré), il nous est dit qu'une relation amicale et une relation amoureuse peut parfois paraître très ambiguës. Au détriment de l'orientation sexuelle de tout à chacun, on se rend compte (comme il est dit à plusieurs reprises par les personnages) que l'homme n'est véritablement pas 100% hétéro, ou 100% homo. En conclusion, tout homme est amoureux non pas d'un sexe, mais d'une personne. Ce débat, qui peut chatouiller certains, n'est pas si idiot que ça. Si une femme se sent si bien avec une autre femme, qu'elle partage avec elle des moments et des sentiments qu'elle n'a pas avec son petit copain, pourquoi ne pas admettre une certaine bisexualité ? Pas forcément sexuelle, mais plutôt affective. En cela, la pièce est donc bien écrite avec beaucoup d'humour et de légèreté au service de bons acteurs et de beaux jeu de lumières. Laurent Ruquier peut être fier de sa mise en scène. ( Applaudissements )

jeudi 1 mai 2008

Foire du trône

Prolongée jusqu'au 25 mai à la Porte dorée, la foire du trône a toujours fasciné les petits et les grands en quête de sensation forte, et de sucreries ! Je me suis rendu sur place à deux reprises avec des copains : impressions à chaud.
Ce qui est déroutant quand on se rend à ce genre de foire (que j'appellerai plutôt fête), c'est la foule qui peut se trouver sur place. Allez-y un samedi ou un dimanche, et vous y réfléchirez à deux fois d'opter pour une assurance vie. Comprenez par là qu'on vous bouscule et vous piétine à tout va...sans la moindre excuse la plupart du temps, bien évidemment. Mis de côté ce défaut majeur, force est de constater qu'on s'amuse bien.
Les nombreux stands qui exposent des vitrines de sucreries multicolores, et les classiques Barbe-à-papa ne peuvent laisser indifférent que celui qui n'aime pas s'abandonner aux plaisirs de l'enfance :) (en gros les rabats-joies)! Les forains sont accueillants, et gardent toujours le sourire : on en redemande. Il y en a pour tous les goûts : ça va de la mare aux canards aux attractions les plus folles dont il est recommandé de laisser son coeur au vestiaire! Amateurs de sensations vertigineuses, vous serez servi ! Petit bémol : avec le passage à l'euro (ainsi que notre récente inflation, chanceux que nous sommes), les attractions demandent parfois de payer une somme quelque peu honteuse pour un temps limité (5 euros pour 1m10s, c'est très moyen). Les forains se frottent les mains, et nous le portefeuille... La sécurité, quant à elle, ne constitue pas une légende de la foire (beaucoup de policiers à l'entrée, ça refroidit). Déplacez vous entre amis, et gardez toujours votre sac près de vous.
Par un après midi de gros soleil, au lieu de vous faire bronzer comme un homard sur la pelouse d'un parc, tentez plutôt l'expérience "foire du trône". Toutes ces odeurs sucrées, et ces attractions en grand nombre vous séduiront à coup sûr. Sinon, si vous n'aimez ni la foule et ni le bruit, préférez aller boire le thé avec votre grand-mère dans son jardin. Mais il n'y aura pas de guimauve en retour... Ahhh les guimauves !

lundi 28 avril 2008

Musée Carnavalet

Ah le musée Carnavalet !
Il possède toutes les raisons du monde d'être ultra-fréquenté ! (alors qu'il ne l'est pas du tout). Le musée est situé en plein coeur du Marais dans le Paris historique et carte postale. Un quartier donc des plus attirants, emprunt de plein de charme qui, au moindre rayon de soleil, revêt une parure des plus fantaisistes quand on s'aventure dans les rues pavées. Le musée est gratuit, pour les collections permanentes. Il est magnifique, tant de l'intérieur (entièrement parqueté) que de l'extérieur (magnifique petite cour centrale, qui n'échappe d'ailleurs jamais aux regards des touristes badauds).
Le musée, dont je vous laisse découvrir son histoire sur place par le biais de brochure, abrite de splendides peintures, et objets historiques. On part de la civilisation romaine jusqu'aux années folles de ce début du XXeme siècle. Chaque pièce est aménagée selon son époque : meubles Louis XVI pour la révolution française ; chambre proustienne pour le XIXeme siècle des écrivains. Niveau objets, c'est riche et très varié : on y trouvera entre autres le peigne dont se servait notre reine feu Marie Antoinette, ou encore quelques une de ses mèches de cheveux.
Un beau bijou de monument qui splendide Paris à tous point de vue. Un lieu peu fréquenté où l'on y apprend des tas de choses, et qui permet au spectateur d'arpenter les couloirs en toute tranquillité sans avoir à se faire bousculer. Comme qui dirait maman : "On regarde avec les mains, et on touche avec les yeux" !
Nom : Musée Carnavalet
Tarif : gratuit
Accès : 23 rue de Sévigné M° Saint-Paul (ligne 1)
Ouverture : tous les jours (sauf lundi) de 10h00 à 18h00